Il est incontestable qu'une arme à feu est un outil
potentiellement dangeureux. Mais connaît-on autour de soi beaucoup d'outils de la vie
courante qui ne le soit pas? Nous parlions plus haut des couteaux de table ou des
voitures, mais la liste serait quasiment infinie : du matériel de bricolage aux
installations électriques en passant par nombre d'accessoires sportif ou de loisir (club
de golf, aiguilles à tricotter, ...). Le débat sur les armes est donc souvent mue par
des considérations emotionnelles, par le fait qu'il constitue un terrain politique facile
à cultiver, mais surtout parce qu'il permet d'introduire (incidieusement?), avec le
concours inconscient des opposants aux armes à feu, de nouvelles règles pour la
société de demain.
C'est là que se situe en fait le vrai débat, et nous
verrons que ces règles ont déjà commencé à s'appliquer dans bien des domaines.
Les législations successives et toujours plus dures sur les
armes, dont le but avoué (voir l'interview de Leroux dans Armes & Tir N°1) est
clairement leur interdiction à terme, créent des précédents qui permettront par la
suite une extension à de nombreuses situations.
Examinons donc les précédents qui créent les fondements de ces nouvelles règles
et les conséquences qu'elles pourront avoir dans le futur sur n'importe quel citoyen non
détenteur d'arme.
- Un citoyen peut désormais être puni (privé de liberté) par
l'Etat pour la potentialité qu'il a à réaliser une action, et non plus pour cette
action elle-même. (je n'ai plus le droit de posséder une arme à feu car d'autres
peuvent ou pourraient se servir d'un instrument similaire pour tuer leur prochain)
- La liberté d'action des citoyens peut être entravée par
l'Etat, bien qu'il ne puisse être prouvé que ces actions nuisent à autrui. (La pratique
du tir sportif ne nuit à personne). Le choix de ces entravent devient donc arbîtraire.
- Le droit d'un citoyen à se défendre seul, pour sauver sa vie
ou celle de son prochain, n'est de facto plus reconnu. (sans arme on ne défend pas sa
vie). Seul l'Etat a désormais ce droit. Par extension : Seul l'Etat est armé ;
C'est lui seul qui assure l'ordre sur les bases citées plus haut.
- Le citoyen doit être encadré dans ses actions. Il doit se
soumettre à des contrôles réguliers qui seuls, lui octroîent le droit de poursuivre
l'exercice de sa liberté. (Voir le carnet de tir). En d'autres termes, l'Etat n'est plus
au service du citoyen ; C'est le citoyen qui est désormais considéré comme
irresponsable et mis sous la tutelle de l'Etat.
- L'Etat ne reconnaît plus au citoyen le droit d'exercer sa
responsabilité c'est-à-dire de choisir ce qui est bon pour lui, ou de risquer sa vie en
conscience s'il le souhaite (puisqu'on interdit tout ce qui est potentiellement
dangeureux). Le citoyen est protégé malgré lui, comme un enfant.
Nous ne saurions que vous conseiller la lecture du
"Meilleurs des Mondes" ou de "1984" si ce n'est pas encore fait. Car
voici des exemples de précédents qui ont déjà été introduits dans notre société et
qui relèvent de ces principes :
- Privation du droit de propriété ou d'action pour la
potentialité de survenue d'une action nuisible:
- Interdiction du ski hors piste
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- Entrave à la liberté d'actions non nuisibles :
- Suppression du droit à la légitime défense :
- Tollé lorsqu'un chasseur pyrénnéen a abattu à bout portant
un ours qui l'attaquait,
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- Encadrement des citoyens :
- Contrôles techniques automobiles obligatoires,
- Interdiction de conduire sans assurance, sans ceinture de
sécurité,
-