La
France des Différences avec Jean SAINT-JOSSE
Député européen CPNT
Réponse du 12 mars 2002
Vous avez attiré mon attention, en tant que candidat à
cette élection présidentielle, sur le sujet qui
vous intéresse et vous en remercie.
http://www.cpnt.asso.fr/
http://www.saintjosse2002.net/communiques.htm
Les questions que vous posez sont bien légitimes et au-delà,
montrent bien l'inacceptable dédain dont font preuve les
politiques à l'égard de citoyens respectueux des lois
et des réglementations.
Rarement
une population comme celle des chasseurs aura été
aussi brimée que depuis 20 ans en France. On a réduit
les dates d'ouverture et de fermeture, enlevé un jour de
chasse par semaine, modifié les structures cynégétiques
en les mettant en quasi tutelle ; " on " a même
voulu confisquer les armes des chasseurs ou des tireurs
sportifs...
Parce
que les chasseurs sont souvent aussi des collectionneurs, je comprends
très bien vos soucis car ils sont également ceux de
CPNT et donc, les miens. Chasseurs, tireurs
sportifs ou collectionneurs, nous n'avons pas à être
les boucs-émissaires de gouvernements en panne de solutions
quant à l'insécurité.
Oui,
il y a un patrimoine historique de l'arme en France que nous ne
devons pas laisser gaspiller et défigurer, d'autant plus
que votre passion est légitime et ne porte pas atteinte à
la sécurité.
Non,
ce ne sont pas les collectionneurs qui sont responsables de la flambée
de la délinquance. On oublie trop souvent que pour acheter
légalement une arme en France, il faut être titulaire
soit d'une licence de tir sportif, soit d'un permis de chasser.
Quel délinquant se risquerait à aller acheter une
arme pour en avoir un usage malhonnête ou criminel s'il doit
présenter des justificatifs ? Il est beaucoup plus simple
pour lui de passer par les réseaux de trafiquants qui fleurissent
un peu partout.
Le
décret de 1995, pris par le gouvernement Balladur, avait
déjà soulevé notre colère. Mais l'année
dernière, la loi sur la sécurité quotidienne
du gouvernement Jospin en a rajouté en frappant les chasseurs,
les tireurs sportifs et les collectionneurs
de nouvelles contraintes.
CPNT
s'était élevé contre cette manipulation médiatique
qui consiste à faire croire qu'en durcissant les textes existants,
on peut résoudre les problèmes alors mêmes que
ces textes se trompaient de cibles.
Je
ne serai pas élu Président de la République,
mais j'espère que mon message sera entendu par les deux candidats
qui resteront au second tour, comme la loi le prescrit. Pour qu'ils
l'entendent, nous devons être nombreux à nous mobiliser
dès le premier tour autour de ma candidature. Plus notre
score sera important, plus les deux " finalistes " seront
tenus de reprendre nos messages, dont celui d'une réglementation
sur les armes stable, raisonnable et raisonnée qui ne transforme
pas des usagers ou détenteurs légaux en délinquants
par essence.
Vous
savez pouvoir compter sur ma résolution en la matière.
Je
vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression
de ma considération distinguée.
Jean
SAINT-JOSSE
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